La Norvège et les Pays-Bas injectent 2,5 millions de dollars dans un projet de pisciculture au Maroc

pisciculture au Maroc

La Norvège et les Pays-Bas ont contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars à un projet de pisciculture lancé jeudi au Maroc. Ce projet vise à promouvoir l’industrie, les techniques et les compétences en matière d’aquaculture au Maroc.

Il est soutenu par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le département marocain des pêches et l’Agence nationale de développement de l’aquaculture.

Le projet, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de pêche du Maroc (Halieutis), contribuera à la formation de techniciens locaux en aquaculture et leur permettra d’acquérir les compétences nécessaires pour les futurs projets d’aquafermes qui seront lancés sur les côtes atlantique et méditerranéenne du pays.

La contribution financière de la Norvège à ce projet s’élève à 1,65 million de dollars et celle des Pays-Bas à 0,85 million de dollars.

En raison des mesures restrictives de voyage adoptées par le Maroc dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19, les différents partenaires impliqués dans ce projet l’ont lancé par vidéoconférence.

Cette initiative prévoit à terme l’installation d’une station de démonstration/formation à la production de poissons et à la conchyliculture aux abords de Sidi Ifni dans le cadre d’un partenariat public-privé, indique un communiqué de presse, soulignant que cette station servira de base pratique pour la qualification des formateurs, des travailleurs spécialisés et des ouvriers qualifiés dans tous les métiers de l’aquaculture et sera combinée avec une formation théorique au centre de qualification professionnelle maritime (CQPM) de Sidi Ifni.

Le projet prévoit également le développement des modules de formation pour les techniciens spécialisés, le développement de l’expertise marocaine dans le domaine de l’aquaculture à travers la mise en réseau des acteurs privés marocains avec leurs homologues internationaux et la connexion des institutions marocaines de formation / recherche avec d’autres à l’étranger.

Le projet vise à soutenir le développement du secteur de l’aquaculture en haute mer et à promouvoir l’emploi, en particulier pour les jeunes.

L’aquaculture marocaine remonte à 1950 avec le lancement de l’ostréiculture dans la lagune de Oualidia. Des fermes intensives ont ensuite été développées en 1985 sur la côte méditerranéenne dans la lagune de Nador et plus tard dans la baie de M’diq.

En effet, la production était essentiellement axée sur les bars européens, les dorades royales et les huîtres.

Dix ans plus tard, l’élevage de crevettes a été introduit à l’embouchure de la rivière Moulouya. Alors qu’au début de l’année 2000, la conchyliculture, essentiellement consacrée aux coquilles bivalves, a été lancée dans la baie de Dakhla.

Le secteur marocain de l’aquaculture vise à augmenter la production de 1,6 tonne atteinte en 2002 à 200 000 tonnes d’ici 2020, ce qui représente 11 pc de la production totale de la pêche.

La pêche contribue à hauteur de 2,3 % au PIB du Maroc et le secteur crée des emplois directs pour 170 000 pêcheurs et des emplois indirects pour 500 000 personnes supplémentaires. On estime que 3 millions de personnes au Maroc dépendent de la pêche pour leur subsistance.


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