Une agence de presse algérienne prise en flagrant délit de fabrication d’articles

Les mensonges de l’agence de presse algérienne APS ne connaissent pas de limites. Ce porte-parole du régime militaire a été contraint de voir dans le miroir sa propre fausseté lorsque l’ONU des droits de l’homme a publié un démenti dénonçant le manque de professionnalisme de l’agence et lui a demandé de retirer un article.

Ce fut le dernier clou dans le cercueil de la crédibilité de l’agence, qui a publié la semaine dernière un article affirmant que le bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme avait refusé d’examiner les pétitions des défenseurs des droits de l’homme dénonçant la répression du régime algérien contre les militants 24 heures après qu’elles aient été soumises !

« Nous demandons à l’agence de presse algérienne de retirer l’article et de préciser que l’histoire qui cite un organisme de défense des droits de l’homme inventé et un fonctionnaire fictif de l’ONU est une invention complète du début à la fin », a déclaré l’ONU dans un communiqué.

L’ONU a déploré la violation de l’éthique journalistique par l’agence d’État algérienne, notant que « s’il existe un certain nombre d’organes des droits de l’homme qui reçoivent et examinent des plaintes de ce type, aucun d’entre eux ne mène une procédure accélérée de 24 heures.

Le commissaire aux droits de l’homme des Nations unies a confirmé que les citoyens et les militants algériens ont déposé des plaintes ces dernières semaines et que les organes compétents en matière de droits de l’homme les examineront en temps utile.

Un certain nombre de médias tournant dans l’orbite du régime algérien ont relayé l’histoire fabriquée de APS.

Le régime algérien a restreint les libertés civiles et les libertés sur le dos du coronavirus, envoyant des militants et des journalistes critiques en prison tout en renforçant l’État policier alors qu’il se prépare à des troubles dus à la forte détérioration des conditions économiques.

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