I24News est financée par Patrick Drahi, un magnat né au Maroc et possédant trois nationalités, française, israélienne et portugaise. Drahi est un partisan ambitieux du politicien d’extrême droite français Eric Zemmour.

La chaîne israélienne i24NEWS a ouvert deux bureaux au Maroc, devenant ainsi le premier réseau médiatique israélien à opérer dans le royaume marocain.

Mardi, Franck Meloul, le directeur exécutif de i24NEWS, a inauguré deux bureaux, dont l’un est situé dans la capitale Rabat, et l’autre à Casablanca, la plus grande ville du Maroc.

Meloul a déclaré que les bureaux basés au Maroc permettront à la chaîne de « couvrir les événements sous différents angles et points de vue, d’élargir et de diversifier [son] offre de contenu, et de se plonger dans des histoires importantes et intéressantes ».

Créée en 2013, i24NEWS émet également depuis Tel Aviv, la France, les États-Unis et, plus récemment, les Émirats arabes unis.
i24News est financée par Patrick Drahi, un magnat né au Maroc et possédant trois citoyennetés, française, israélienne et portugaise. Drahi est un partisan ambitieux du politicien d’extrême droite français Eric Zemmour.

« Avant même la signature des accords de normalisation entre Israël et le Maroc, et en fait à travers les activités d’i24NEWS au cours des dernières années, nous avons constaté que la chaîne a un public fidèle au Maroc », a déclaré le directeur exécutif d’i24NEWS.

En décembre 2020, le Maroc a officiellement normalisé ses liens avec Israël sous les auspices des États-Unis.

Depuis la signature des accords d’Abraham sous l’égide des États-Unis, le renforcement des relations maroco-israéliennes est devenu la priorité diplomatique des deux pays, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, affirmant que « le ciel est la limite. »

Rabat et Tel Aviv sont désormais reliés par des vols directs, des activités culturelles et des échanges d’étudiants. Les deux pays ont signé des accords de coopération dans différents secteurs, dont la formation militaire.

Malgré l’ouverture de la porte aux investissements privés dans la télédiffusion depuis 2006, la sphère télévisuelle au Maroc reste largement contrôlée par les chaînes publiques.

Au cours des 15 dernières années, la Haute autorité de l’audiovisuel marocaine n’a accordé qu’une seule licence à une chaîne privée pour opérer depuis le Maroc. Nommée Medi 1 Tv, la chaîne est rapidement devenue semi-publique, puis étatique l’année dernière.

D’autres chaînes privées marocaines ont dû opérer à l’étranger, faute d’avoir obtenu une licence.

En 2021, le ministère marocain de la culture et de la communication a annoncé que la Société nationale de radio et de télévision (SNRT), une société d’État, contrôlait 2M et Medi1 Tv, les deux plus grandes chaînes marocaines qui ont survécu pendant des années en tant qu’organismes semi-publics.

Par ailleurs, la présence de chaînes internationales émettant depuis le royaume reste mince.

En 2010, les autorités marocaines ont fermé le bureau d’Al Jazeera à Rabat « pour violation des normes professionnelles », une accusation que la société de médias a démentie. Depuis lors, la chaîne qatarie n’a gardé que quelques reporters dans le pays, tandis que le bureau reste fermé jusqu’à ce jour.

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